Comme le prévoyaient déjà nombre d'analystes, le scrutin du 12 juillet dernier pour l'élection de l'assemblée métropolitaine de Tokyo a été sanctionner par une défaite sévère pour le PLD (au pouvoir depuis un demi-siècle) et pour son allié, le Nouveau Komeito qui ne progresse pratiquement pas et fait les frais de son alliance. Le DPJ (Democratic Party of Japan) est le grand gagnant de cette consultation test avant les élections législatives programmées pour cet automne.
Je reviendrai sur les chiffres des différentes factions dans un autre billet dès que les résultats officiels seront publiés. Mais dès à présent, on peut observer que le DPJ gagne 20 sièges, le PLD en perd 10 et le Nouveau Komeito en gagne 1. Les 15 sièges restants reviennent à plusieurs formations périphériques ou indépendantes. Cependant avec seulement 54 sièges sur les 127 que compte l'assemblée métropolitaine, le DPJ n'obtient pas l'a majorité absolue.
Ce scrutin a une portée double : celle de préfigurer la prochaine consultation électorale japonaise de la chambre basse de la Diète et celle de dresser une nouvelle carte politique. Pour le PLD, le résultat est un net recul tant aux yeux des électeurs qu'au sein des petites formations politiques. La victoire régionale du DPJ se fait aussi bien au détriment du PLD qu'à celui, plus douloureux, de l'habituelle mosaïque d'indépendants et de sensibilités minoritaires. Pour le Nouveau Komeito, le poids de l'alliance politique avec le pouvoir en place est déterminant et freine toute possibilité de progression, l'électorat japonais non-acquis percevant le Nouveau Komeito comme une branche du PLD. Pour le DPJ, la victoire réside plus dans sa capacité à réduire la dispersion et l'émiettement de l'électorat et de mobiliser les indécis autour d'un programme d'alternance politique.
Au lendemain de cette élection, force est de constater que l'appel à l'alternance a été entendu et qu'il profite pleinement au DPJ qui apparaît désormais comme la seule force d'opposition nationale. L'électorat japonais n'en peut plus d'un demi-siècle de règne du PLD. Pour le PLD, l'heure a sonnée de faire peau neuve et de renouveler son appareil politique au risque de déplaire aux ténors, de subir un revers électoral aux prochaines élections et de changer de culture politique (c'est-à-dire sortir de l'interminable succession de scandales politico-financiers). Pour le Nouveau Komeito, qui aurait tort de se réjouir d'avoir gagné un siège, l'heure est aussi au bilan.
Entièrement articulé sur la base électorale de la Soka Gakkai (mouvement bouddhiste laïque), le Nouveau Komeito a su faire la démonstration dans la crise politique que traverse le Japon qu'il pouvait et savait maintenir un électorat mobilisé et soudé. En revanche, il fait également la preuve de ses limites, car en temps de crise, l'absence de progression marque le recul. En termes bouddhiques, c'est une stagnation. C'est là, le prochain défi du Nouveau Komeito et plus généralement de la Soka Gakkai au sein de la société japonaise. La question qui se pose désormais pour les deux formations, c'est la portée réelle et effective du message bouddhique de l'organisation religieuse.
La prochaine élection, qui pourrait être avancée en cas de démission de Taro Aso ou de dissolution de la chambre basse, sera donc le théâtre des multiples transformations de la société japonaise.
Sondage défavorable pour la coalition gouvernementale japonaise
C'est l'agence indépendante Kyodo News qui a conduit une enquête téléphonique sur plus de 1000 personnes de la région de Tokyo. Les résultats ont été publiés entre autres par le Japan Times. Cette fois, ce que pressentaient de nombreux analystes s'avère fondé. 30,8% des sondés se sont prononcés en faveur du principal parti d'opposition le DPJ (Democratic Party of Japan), alors que seulement 18,2% se prononcent en faveur du PLD au pouvoir, et 4,6% pour le Nouveau Komeito, son allié de coalition.
La même enquête indique un taux d'intérêt pour ce scrutin très élevé, plus de 80%, soit 14% de plus qu'à la dernière élection. Les sondés se sont également sur les élections de la chambre basse de la Diète qui auront lieu à l'automne. 35,7% d'entre eux se sont prononcés pour le DPJ, contre 22,2% pour le PLD. Le Nouveau Komeito ne serait crédité que de 5,3% derrière le Parti Communiste du Japon qui récolterait 7,1% des intentions de vote. Ce dernier deviendrait la troisième force politique du Japon.
Ces chiffres, assez décevants pour la coalition au pouvoir, sont à prendre avec précaution car ils révèlent qu'environ 30% de la population sondée demeure incertaine quant à ses intentions de vote tant pour l'élection régionale de la Capitale que pour le scrutin de l'automne. C'est cette minorité silencieuse mais déterminante que toutes les formations politiques vont devoir convaincre de se rendre aux urnes.
Sondés sur leurs motivations, les participants ont désigné à 50,3% l'emploi et les politiques économiques. Ensuite viennent à plus de 37% les politiques publiques en matière de sécurité sociale et de santé, puis à plus de 20% la question des retraites. L'alternance politique n'arrive qu'à 17% des motivations du vote. Bien que interrogés sur leur satisfaction du gouvernement de Taro Aso, seulement 19,3% se sont déclarés satisfaits, contre 75,1% d'insatisfaits...
Ce week-end sera décisif, comme je le disais précédemment, pour la coalition gouvernementale et pour le Nouveau Komeito. Une sévère défaite serait de fort mauvaise augure pour les élections de la chambre basse et mettrait en péril un gouvernement déjà fortement affaiblit.
La même enquête indique un taux d'intérêt pour ce scrutin très élevé, plus de 80%, soit 14% de plus qu'à la dernière élection. Les sondés se sont également sur les élections de la chambre basse de la Diète qui auront lieu à l'automne. 35,7% d'entre eux se sont prononcés pour le DPJ, contre 22,2% pour le PLD. Le Nouveau Komeito ne serait crédité que de 5,3% derrière le Parti Communiste du Japon qui récolterait 7,1% des intentions de vote. Ce dernier deviendrait la troisième force politique du Japon.
Ces chiffres, assez décevants pour la coalition au pouvoir, sont à prendre avec précaution car ils révèlent qu'environ 30% de la population sondée demeure incertaine quant à ses intentions de vote tant pour l'élection régionale de la Capitale que pour le scrutin de l'automne. C'est cette minorité silencieuse mais déterminante que toutes les formations politiques vont devoir convaincre de se rendre aux urnes.
Sondés sur leurs motivations, les participants ont désigné à 50,3% l'emploi et les politiques économiques. Ensuite viennent à plus de 37% les politiques publiques en matière de sécurité sociale et de santé, puis à plus de 20% la question des retraites. L'alternance politique n'arrive qu'à 17% des motivations du vote. Bien que interrogés sur leur satisfaction du gouvernement de Taro Aso, seulement 19,3% se sont déclarés satisfaits, contre 75,1% d'insatisfaits...
Ce week-end sera décisif, comme je le disais précédemment, pour la coalition gouvernementale et pour le Nouveau Komeito. Une sévère défaite serait de fort mauvaise augure pour les élections de la chambre basse et mettrait en péril un gouvernement déjà fortement affaiblit.
De bonne guerre électorale...
...ou comment la coalition au pouvoir use du scandale comme arme électorale
On peut dire que la campagne électorale démarre au Japon. La coalition au pouvoir, menée par le PLD et soutenue par la troisième force du pays, le Nouveau Komeito, vient de marquer des points en levant le voile sur toute une série de faux rapports financiers du DPJ (principal parti d'opposition) concernant des donations de 2002 à 2004. Ce nouveau scandale vient finir de pourrir le paysage politique japonais déjà saturé de fraudes, de corruptions et d'affaires en tous genre depuis le début de l'année.
Il n'y a nul doute sur la volonté du PLD et du Nouveau Komeito de vouloir affaiblir le plus possible leurs adversaires alors que chaque camp annonce ses investitures aux quatre coins du pays. Nul doute aussi que tous les coups sont permis, les uns pour des raisons historiques (PLD) les autres pour des raisons morales (Nouveau Komeito) à quelques mois d'un scrutin sur lequel pèse la pression d'une éventuelle alternance, du jamais vu en matière de politique intérieure japonaise.
Dans ce contexte, la population peut se poser la question légitime de ce qui différencient les nombreux programmes politiques et surtout les méthodes de conquête du pouvoir. Cette question est d'autant plus actuelle pour le Nouveau Komeito qui est ouvertement et publiquement soutenu par la Soka Gakkai, le mouvement religieux japonais le plus influent du pays par ces millions de fidèles. Car en dépit d'une orientation politique clairement définie par la traditionnelle allocution du 26 Janvier, émise par le président de la SGI, Daisaku Ikeda et par un programme politique pour le moins progressiste et libéral proposé dans le dernier manifeste du Nouveau Komeito, on ne peut que constater les similarités d'opinion et de fonctionnement entre le PLD et son allié.
Ce dernier est-il encore une force politique indépendante ? C'est ce que les prochaines élections sanctionneront... et non les actions institutionnelles et législatives du parti. S'il est vrai que le monde politique japonais s'avère un modèle de népotisme et de collusion clientelliste, on s'attendrait à une attitude neuve et innovante de la part du Nouveau Komeito qui ne cache pas son socle moral et éthique. La réalité dément les faits. Et le Nouveau Komeito se trouve systématiquement associé aux manœuvres des vétérans politiciennes du PLD.
En prélude aux législatives de la rentrée qui donneront ou pas un nouveau visage à la chambre basse de la Diète, les japonais de l'immense métropole de Tokyo iront aux urnes le 12 Juillet pour élire leurs représentants à l'assemblée régionale de la capitale. L'opposition met toutes ses forces en action afin d'obtenir la défaite du PLD et de son allié. Un revers majeur pourrait mettre en difficulté l'actuel gouvernement et Taro Aso serait peut-être forcé à un départ anticipé.
Le Nouveau Komeito, lui aussi, déploie ses troupes et mène la bataille électorale dans les quartiers de Tokyo où il souhaite être représenté. Ses dirigeants n'ignorent pas qu'une défaite pour le PLD mettrait en danger le parti et pourrait lui être fatal en termes de représentation à l'assemblée régionale et augurer un net recul aux prochaines élections. C'est ce que nous verrons dans quelques jours.
On peut dire que la campagne électorale démarre au Japon. La coalition au pouvoir, menée par le PLD et soutenue par la troisième force du pays, le Nouveau Komeito, vient de marquer des points en levant le voile sur toute une série de faux rapports financiers du DPJ (principal parti d'opposition) concernant des donations de 2002 à 2004. Ce nouveau scandale vient finir de pourrir le paysage politique japonais déjà saturé de fraudes, de corruptions et d'affaires en tous genre depuis le début de l'année.
Il n'y a nul doute sur la volonté du PLD et du Nouveau Komeito de vouloir affaiblir le plus possible leurs adversaires alors que chaque camp annonce ses investitures aux quatre coins du pays. Nul doute aussi que tous les coups sont permis, les uns pour des raisons historiques (PLD) les autres pour des raisons morales (Nouveau Komeito) à quelques mois d'un scrutin sur lequel pèse la pression d'une éventuelle alternance, du jamais vu en matière de politique intérieure japonaise.
Dans ce contexte, la population peut se poser la question légitime de ce qui différencient les nombreux programmes politiques et surtout les méthodes de conquête du pouvoir. Cette question est d'autant plus actuelle pour le Nouveau Komeito qui est ouvertement et publiquement soutenu par la Soka Gakkai, le mouvement religieux japonais le plus influent du pays par ces millions de fidèles. Car en dépit d'une orientation politique clairement définie par la traditionnelle allocution du 26 Janvier, émise par le président de la SGI, Daisaku Ikeda et par un programme politique pour le moins progressiste et libéral proposé dans le dernier manifeste du Nouveau Komeito, on ne peut que constater les similarités d'opinion et de fonctionnement entre le PLD et son allié.
Ce dernier est-il encore une force politique indépendante ? C'est ce que les prochaines élections sanctionneront... et non les actions institutionnelles et législatives du parti. S'il est vrai que le monde politique japonais s'avère un modèle de népotisme et de collusion clientelliste, on s'attendrait à une attitude neuve et innovante de la part du Nouveau Komeito qui ne cache pas son socle moral et éthique. La réalité dément les faits. Et le Nouveau Komeito se trouve systématiquement associé aux manœuvres des vétérans politiciennes du PLD.
En prélude aux législatives de la rentrée qui donneront ou pas un nouveau visage à la chambre basse de la Diète, les japonais de l'immense métropole de Tokyo iront aux urnes le 12 Juillet pour élire leurs représentants à l'assemblée régionale de la capitale. L'opposition met toutes ses forces en action afin d'obtenir la défaite du PLD et de son allié. Un revers majeur pourrait mettre en difficulté l'actuel gouvernement et Taro Aso serait peut-être forcé à un départ anticipé.
Le Nouveau Komeito, lui aussi, déploie ses troupes et mène la bataille électorale dans les quartiers de Tokyo où il souhaite être représenté. Ses dirigeants n'ignorent pas qu'une défaite pour le PLD mettrait en danger le parti et pourrait lui être fatal en termes de représentation à l'assemblée régionale et augurer un net recul aux prochaines élections. C'est ce que nous verrons dans quelques jours.
Test électoral pour la majorité gouvernementale au Japon
A l'approche de la consultation électorale du 12 juillet prochain qui verra l'élection des 127 membres de l'assemblée métropolitaine de Tokyo, le monde politique japonais tente de résister à la tentation d'en faire un scrutin test pour une éventuelle alternance politique. C'est du moins ce que tentent de réaliser l'opposition menée par le Parti Démocrate Japonais (DPJ). Car prendre le contrôle de l'assemblée métropolitaine de Tokyo c'est aussi affirmer que l'actuel cabinet de Taro Aso a fait son temps.
Au sein de la majorité actuelle, composée du Parti Libéral Démocrate et du Nouveau Komeito, cette stratégie politicienne semble porter ses fruits au point de voir fleurir les rumeurs de dissolution de la chambre basse japonaise afin de contrecarrer la campagne menée par le DPJ. Le Nouveau Komeito a clairement fait savoir que ces tactiques de dernières minutes seraient non seulement infructueuses mais pourraient bien s'avérer désastreuses pour le PLD et pour le Nouveau Komeito. Il vaut mieux, selon les cadres du Nouveau Komeito, mener une campagne en règle jusqu'à la date attendue des élections de la chambre basse à la fin du mois d'Août.
Le vice-gouverneur de la métropole de Tokyo, Yasushi Aoyama, est également monté aux créneaux afin de rappeler que l'élection de l'assemblée métropolitaine n'était pas une arène politique pour départager les tendances opposées au niveau national. Elle demeurait un scrutin local permettant aux citoyens de Tokyo de départager les élus qui auraient à cœur de défendre leurs droits et leurs intérêts et non des stratégies de prises de pouvoir.
Les remous politiciens qui secouent la classe dirigeante japonaise ne sont pas nouveaux. Après des scandales répétés et des coups de théâtre qui ont fait la une des quotidiens, la politique japonaise s'avère de plus en plus fragilisée par un contexte de crise économique et par des changements sociaux importants auxquels les politiciens japonais n'ont pas de réponses et encore moins de projets. Les petites formations politiques alternatives comme le Nouveau Komeito et d'autres, qui vivaient à l'ombre des grands arbres que sont les partis traditionnels comme le PLD et le DPJ, devront apprendre dans les années, pour ne pas dire les mois, à s'extirper du marasme politique ambiant et communiquer efficacement sur des projets d'avenir dans un pays qui a démontré depuis la Deuxième Guerre mondiale, sa capacité à relever les défis les plus difficiles. Mais faute de projet, il est tout à fait possible de voir le Japon sombrer lentement dans une récession dangereuse et propice à toutes les formes de radicalisations.
Au sein de la majorité actuelle, composée du Parti Libéral Démocrate et du Nouveau Komeito, cette stratégie politicienne semble porter ses fruits au point de voir fleurir les rumeurs de dissolution de la chambre basse japonaise afin de contrecarrer la campagne menée par le DPJ. Le Nouveau Komeito a clairement fait savoir que ces tactiques de dernières minutes seraient non seulement infructueuses mais pourraient bien s'avérer désastreuses pour le PLD et pour le Nouveau Komeito. Il vaut mieux, selon les cadres du Nouveau Komeito, mener une campagne en règle jusqu'à la date attendue des élections de la chambre basse à la fin du mois d'Août.
Le vice-gouverneur de la métropole de Tokyo, Yasushi Aoyama, est également monté aux créneaux afin de rappeler que l'élection de l'assemblée métropolitaine n'était pas une arène politique pour départager les tendances opposées au niveau national. Elle demeurait un scrutin local permettant aux citoyens de Tokyo de départager les élus qui auraient à cœur de défendre leurs droits et leurs intérêts et non des stratégies de prises de pouvoir.
Les remous politiciens qui secouent la classe dirigeante japonaise ne sont pas nouveaux. Après des scandales répétés et des coups de théâtre qui ont fait la une des quotidiens, la politique japonaise s'avère de plus en plus fragilisée par un contexte de crise économique et par des changements sociaux importants auxquels les politiciens japonais n'ont pas de réponses et encore moins de projets. Les petites formations politiques alternatives comme le Nouveau Komeito et d'autres, qui vivaient à l'ombre des grands arbres que sont les partis traditionnels comme le PLD et le DPJ, devront apprendre dans les années, pour ne pas dire les mois, à s'extirper du marasme politique ambiant et communiquer efficacement sur des projets d'avenir dans un pays qui a démontré depuis la Deuxième Guerre mondiale, sa capacité à relever les défis les plus difficiles. Mais faute de projet, il est tout à fait possible de voir le Japon sombrer lentement dans une récession dangereuse et propice à toutes les formes de radicalisations.
Quelles sont les positions du Nouveau Komeito ?
On peut se demander quelles sont les tendances politiques du Nouveau Komeito. Habitant presque aux antipodes en termes géographiques mais aussi culturels, il nous est difficile de saisir certaines subtilités de la politique japonaise. Pour comprendre un peu plus qui est le Komeito, émanation politique de la pensée bouddhiste du mouvement Soka, voici une approche tirée du manifeste du Nouveau Komeito de 2003. En l'absence d'une nouvelle mouture qui est en cours de publication en prévision des prochaines élections de Septembre 2009, ce manifeste assez bref nous donne un aperçu assez clair du programme politique et idéologique de ce parti, troisième force politique du Japon et articulation décisive du gouvernement en place.
Le manifeste du Nouveau Komeito (v2003)
Le japon continue de faire face à une nombre important de problèmes majeurs. Son économie stagne, sa population vieillit, son taux de natalité décline et la criminalité est en augmentation. Malgré ces problèmes auxquels s'ajoutent d'autres défis de taille, le pays est dépourvu d'une ligne politique claire qui lui permettrait de naviguer vers une remise sur pied complète.
Compte tenu des circonstances, il n'y rien d'étonnant à ce que la plupart des japonais expriment de véritables inquiétudes à propos de leurs modes de vie et surtout de l'insécurité grandissante qui entoure leur avenir. Depuis 1999, le Nouveau Komeito s'est érigé comme un acteur clé et un partenaire responsable de la coalition gouvernementale. Sa participation au gouvernement a conduit à un assainissement de la situation, réduisant les pratiques politiques de collusion et ajoutant un élément de stabilité à la gestion du pays. A tout cela vient s'ajouter le soutien aux initiatives du gouvernement pour réaliser des réformes structurelles déterminantes.
Les trois objectifs du Komeito restent les mêmes et forment sa ligne de conduite :
— une meilleure gouvernance,
— la construction d'une société dynamique et sûre,
— une nation de paix et d'humanisme.
1. Une meilleure gouvernance
Des réformes déterminantes de l'administration, des dépenses publiques et la réduction de la corruption des milieux politiques
Le Nouveau Komeito appelle à une refonte globale de toutes les facettes et fonctions de l'administration publique tant au niveau national que local afin d'éliminer les dépenses inutiles et de permettre une meilleure allocation des ressources. A l'instar de cela, une mission vitale sera de transférer un certain nombre de mécanismes et de juridictions centralisées au sein du gouvernement vers le secteur privé et vers les institutions publiques locales. En adoptant l'ensemble de ces initiatives, l'administration publique japonaise se transformera dans l'une des plus efficaces et des plus réactives de la planète. Nous soutenons, en ce sens, la consolidation des municipalités locales les plus modestes comme partie intégrante de la volonté de décentralisation du Nouveau Komeito afin de redonner aux institutions locales un plus grand degré d'autonomie.
La politique parlementaire est fondée sur une conduite politique éthique. Or, il semble qu'une succession sans fin de scandales impliquant nombre de politiciens et leur soif délétère d'argent continue de survenir au Japon depuis des années, ayant pour effet pervers une perte de crédibilité auprès du public. Le Nouveau Komeito a depuis longtemps pris l'initiative dans le domaine de la réforme des milieux politiques. Il continue d'affirmer son serment dans la poursuite du combat contre la corruption et ce jusqu'à ce que la politique japonaise soit totalement débarrassée de cet héritage empoisonné. De plus, le Nouveau Komeito déclare la guerre aux privilèges politiques révolus, afin de mettre un terme aux passe-droits octroyés indûment aux élus.
2. La construction d'une société dynamique et sûre
Revitaliser l'économie, ouvrir des perspectives d'emploi, étendre les filets de sécurité sociaux
Afin de renouveler l'économie intérieure et d'aller à la rencontre des défis de la concurrence mondiale, le Nouveau Komeito maintien qu'il est impératif d'instituer des réformes fondamentales du système économique, fondées sur les principes du libre-échange. Le Nouveau Komeito cherche à implémenter des initiatives qui permettront au Japon de recourir à son fort potentiel en ressources humaines et en technologies afin de développer de nouvelles industries, d'améliorer le secteur des services et de soutenir da création d'entreprises nouvelles. Ces initiatives serviront deux objectifs : transformer l'économie japonaise ainsi que son tissu industriel dans des structures plus productives et plus compétitives., tout en stabilisant et en permettant une expansion du marché du travail. Dans le même temps, il est vital de prendre des mesures assurant un processus de restructuration aussi peu douloureux que possible. Notre objectif immédiat est donc de mettre en place une panoplie de dispositifs de sécurité réactifs et étendus. Ces derniers incluent des mesures administratives de financement et de mobilisation afin de combattre la déflation, de faciliter le financement de PME et de PMI, et d'assurer des opportunités d'emploi pour les jeunes comme pour les seniors.
Instituer un système de sécurité sociale soutenable
Dans le Japon actuel, il est plusieurs problèmes qui demandent une attention immédiate. C'est le cas de la nécessité de créer un système de sécurité sociale capable d'assurer à tous les citoyens un maintien de leur qualité de vie dans le futur. Afin de rendre le modèle existant plus équitable, plus efficace et plus soutenable, le Nouveau Komeito instituera des changements à long terme après un examen approfondi des facteurs clés associés à notre modèle de société. Cela signifie déterminer la part de chacun : individu, collectivité et gouvernement dans la répartition des ressources publiques et la limite idéale de financement public des programmes nationaux. Le Nouveau Komeito croit qu'une économie robuste et une sécurité sociale intégrale ne sont pas nécessairement antagonistes, comme le prétendent certains, mais plutôt complémentaires. Des filets sociaux de sécurité fiables permettent un plus grand degré d'implication dans l'activité économique. Les entrepreneurs seront ainsi plus enclins à démarrer des activités en réduisant la peur de l'échec éventuel. Cela encourage donc les citoyens à mener des existences socialement épanouissantes. De même les recettes nécessaires pour financer ces programmes de sécurité sociale ne pourront être mobilisées qu'en retrouvant une croissance économique stable. L'objectif du parti est avant tout de deux ordres : régénérer l'économie tout en augmentant le système de sécurité sociale, les solutions étant compatibles avec ce double objectif.
Régénérer le système éducatif et soutenir des personnes capables
Le futur d'une nation repose sur sa population. C'est pourquoi le Nouveau Komeito a placé depuis longtemps la plus haute priorité sur l'éducation, en tant qu'investissement dans le futur du Japon. Le parti appelle donc à un changement de point de vue. Il s'agit de sortir d'une éducation qui n'existe que pour servir les intérêts de l'Etat et de la société et de comprendre que ce sont l'Etat et la société qui sont au service de l'éducation. Sur la base de cette injonction, le Nouveau Komeito cherche à régénérer les capacités des écoles, des familles et des communautés qui éduquent les enfants et les citoyens, et ce faisant de fonder un système éducatif au sein duquel les enfants pourront cultiver leur humanité au travers d'interactions avec toutes les couches de la population et de leur environnement. Le Nouveau Komeito pense qu'un processus éducatif peut développer des individus qui s'engageront volontairement au service de la société et contribueront à l'amélioration de celle-ci et du monde dans son ensemble. La mission immédiate du Nouveau Komeito est donc de se concentrer sur le déploiement d'un cadre dans lequel il est possible d'améliorer le soutien aux écoles nationales, et de résoudre ainsi les problèmes qui surviennent dans l'environnement des salles de classes et qui sont au nombre des causes principales de détresse et de délinquance juvénile.
3. Une nation de paix et d'humanisme
Une vision nouvelle de la paix
Le Japon est confronté à une mission urgente : comment résoudre l'insécurité grandissante et l'instabilité qui frappent aujourd'hui la communauté internationale. Il n'est pus acceptable pour le Japon de rester indifférent aux problèmes du monde et de perpétuer d'image d'un pays seulement concerné par sa seule prospérité et une paix intérieure à ses frontières. Le Nouveau Komeito croit que le principe central qui forge et conduit la politique étrangère japonaise doit être la nécessité de résoudre les problème de sécurité des personnes. Les populations doivent être protégées des spectres du terrorisme, de la pauvreté, de la guerre, des pandémies et de toutes sortes de fléaux. Avec cette détermination, le Nouveau Komeito tient à ce que le Japon adopte une vision nouvelle de la paix, articulée sur l'utilisation stratégique des mécanismes d'aide d'urgence et de coopération active avec les efforts internationaux de paix dans les régions déchirées par les conflits et les guerres. Le parti ne se contente pas de travailler à ce que le pays conserve son idéal constitutionnel pacifique, mais souhaite s'assurer que ses efforts envers la communauté internationale soient pro-actifs et productifs. Pour ce faire, le parti place un accent particulier sur le déploiement et la formation d'un personnel d'experts dans les négociations de paix et les disciplines permettant de soutenir les efforts de paix.
(...)
Tiré du manifeste du Nouveau Komeito, v. 2003
N.B.: la plupart de ces objectifs étaient à accomplir avant 2007.
Pour en savoir plus, le texte du manifeste 2007 (révision de celui de 2005) est ici.
Le manifeste du Nouveau Komeito (v2003)
Le japon continue de faire face à une nombre important de problèmes majeurs. Son économie stagne, sa population vieillit, son taux de natalité décline et la criminalité est en augmentation. Malgré ces problèmes auxquels s'ajoutent d'autres défis de taille, le pays est dépourvu d'une ligne politique claire qui lui permettrait de naviguer vers une remise sur pied complète.
Compte tenu des circonstances, il n'y rien d'étonnant à ce que la plupart des japonais expriment de véritables inquiétudes à propos de leurs modes de vie et surtout de l'insécurité grandissante qui entoure leur avenir. Depuis 1999, le Nouveau Komeito s'est érigé comme un acteur clé et un partenaire responsable de la coalition gouvernementale. Sa participation au gouvernement a conduit à un assainissement de la situation, réduisant les pratiques politiques de collusion et ajoutant un élément de stabilité à la gestion du pays. A tout cela vient s'ajouter le soutien aux initiatives du gouvernement pour réaliser des réformes structurelles déterminantes.
Les trois objectifs du Komeito restent les mêmes et forment sa ligne de conduite :
— une meilleure gouvernance,
— la construction d'une société dynamique et sûre,
— une nation de paix et d'humanisme.
1. Une meilleure gouvernance
Des réformes déterminantes de l'administration, des dépenses publiques et la réduction de la corruption des milieux politiques
Le Nouveau Komeito appelle à une refonte globale de toutes les facettes et fonctions de l'administration publique tant au niveau national que local afin d'éliminer les dépenses inutiles et de permettre une meilleure allocation des ressources. A l'instar de cela, une mission vitale sera de transférer un certain nombre de mécanismes et de juridictions centralisées au sein du gouvernement vers le secteur privé et vers les institutions publiques locales. En adoptant l'ensemble de ces initiatives, l'administration publique japonaise se transformera dans l'une des plus efficaces et des plus réactives de la planète. Nous soutenons, en ce sens, la consolidation des municipalités locales les plus modestes comme partie intégrante de la volonté de décentralisation du Nouveau Komeito afin de redonner aux institutions locales un plus grand degré d'autonomie.
La politique parlementaire est fondée sur une conduite politique éthique. Or, il semble qu'une succession sans fin de scandales impliquant nombre de politiciens et leur soif délétère d'argent continue de survenir au Japon depuis des années, ayant pour effet pervers une perte de crédibilité auprès du public. Le Nouveau Komeito a depuis longtemps pris l'initiative dans le domaine de la réforme des milieux politiques. Il continue d'affirmer son serment dans la poursuite du combat contre la corruption et ce jusqu'à ce que la politique japonaise soit totalement débarrassée de cet héritage empoisonné. De plus, le Nouveau Komeito déclare la guerre aux privilèges politiques révolus, afin de mettre un terme aux passe-droits octroyés indûment aux élus.
2. La construction d'une société dynamique et sûre
Revitaliser l'économie, ouvrir des perspectives d'emploi, étendre les filets de sécurité sociaux
Afin de renouveler l'économie intérieure et d'aller à la rencontre des défis de la concurrence mondiale, le Nouveau Komeito maintien qu'il est impératif d'instituer des réformes fondamentales du système économique, fondées sur les principes du libre-échange. Le Nouveau Komeito cherche à implémenter des initiatives qui permettront au Japon de recourir à son fort potentiel en ressources humaines et en technologies afin de développer de nouvelles industries, d'améliorer le secteur des services et de soutenir da création d'entreprises nouvelles. Ces initiatives serviront deux objectifs : transformer l'économie japonaise ainsi que son tissu industriel dans des structures plus productives et plus compétitives., tout en stabilisant et en permettant une expansion du marché du travail. Dans le même temps, il est vital de prendre des mesures assurant un processus de restructuration aussi peu douloureux que possible. Notre objectif immédiat est donc de mettre en place une panoplie de dispositifs de sécurité réactifs et étendus. Ces derniers incluent des mesures administratives de financement et de mobilisation afin de combattre la déflation, de faciliter le financement de PME et de PMI, et d'assurer des opportunités d'emploi pour les jeunes comme pour les seniors.
Instituer un système de sécurité sociale soutenable
Dans le Japon actuel, il est plusieurs problèmes qui demandent une attention immédiate. C'est le cas de la nécessité de créer un système de sécurité sociale capable d'assurer à tous les citoyens un maintien de leur qualité de vie dans le futur. Afin de rendre le modèle existant plus équitable, plus efficace et plus soutenable, le Nouveau Komeito instituera des changements à long terme après un examen approfondi des facteurs clés associés à notre modèle de société. Cela signifie déterminer la part de chacun : individu, collectivité et gouvernement dans la répartition des ressources publiques et la limite idéale de financement public des programmes nationaux. Le Nouveau Komeito croit qu'une économie robuste et une sécurité sociale intégrale ne sont pas nécessairement antagonistes, comme le prétendent certains, mais plutôt complémentaires. Des filets sociaux de sécurité fiables permettent un plus grand degré d'implication dans l'activité économique. Les entrepreneurs seront ainsi plus enclins à démarrer des activités en réduisant la peur de l'échec éventuel. Cela encourage donc les citoyens à mener des existences socialement épanouissantes. De même les recettes nécessaires pour financer ces programmes de sécurité sociale ne pourront être mobilisées qu'en retrouvant une croissance économique stable. L'objectif du parti est avant tout de deux ordres : régénérer l'économie tout en augmentant le système de sécurité sociale, les solutions étant compatibles avec ce double objectif.
Régénérer le système éducatif et soutenir des personnes capables
Le futur d'une nation repose sur sa population. C'est pourquoi le Nouveau Komeito a placé depuis longtemps la plus haute priorité sur l'éducation, en tant qu'investissement dans le futur du Japon. Le parti appelle donc à un changement de point de vue. Il s'agit de sortir d'une éducation qui n'existe que pour servir les intérêts de l'Etat et de la société et de comprendre que ce sont l'Etat et la société qui sont au service de l'éducation. Sur la base de cette injonction, le Nouveau Komeito cherche à régénérer les capacités des écoles, des familles et des communautés qui éduquent les enfants et les citoyens, et ce faisant de fonder un système éducatif au sein duquel les enfants pourront cultiver leur humanité au travers d'interactions avec toutes les couches de la population et de leur environnement. Le Nouveau Komeito pense qu'un processus éducatif peut développer des individus qui s'engageront volontairement au service de la société et contribueront à l'amélioration de celle-ci et du monde dans son ensemble. La mission immédiate du Nouveau Komeito est donc de se concentrer sur le déploiement d'un cadre dans lequel il est possible d'améliorer le soutien aux écoles nationales, et de résoudre ainsi les problèmes qui surviennent dans l'environnement des salles de classes et qui sont au nombre des causes principales de détresse et de délinquance juvénile.
3. Une nation de paix et d'humanisme
Une vision nouvelle de la paix
Le Japon est confronté à une mission urgente : comment résoudre l'insécurité grandissante et l'instabilité qui frappent aujourd'hui la communauté internationale. Il n'est pus acceptable pour le Japon de rester indifférent aux problèmes du monde et de perpétuer d'image d'un pays seulement concerné par sa seule prospérité et une paix intérieure à ses frontières. Le Nouveau Komeito croit que le principe central qui forge et conduit la politique étrangère japonaise doit être la nécessité de résoudre les problème de sécurité des personnes. Les populations doivent être protégées des spectres du terrorisme, de la pauvreté, de la guerre, des pandémies et de toutes sortes de fléaux. Avec cette détermination, le Nouveau Komeito tient à ce que le Japon adopte une vision nouvelle de la paix, articulée sur l'utilisation stratégique des mécanismes d'aide d'urgence et de coopération active avec les efforts internationaux de paix dans les régions déchirées par les conflits et les guerres. Le parti ne se contente pas de travailler à ce que le pays conserve son idéal constitutionnel pacifique, mais souhaite s'assurer que ses efforts envers la communauté internationale soient pro-actifs et productifs. Pour ce faire, le parti place un accent particulier sur le déploiement et la formation d'un personnel d'experts dans les négociations de paix et les disciplines permettant de soutenir les efforts de paix.
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Tiré du manifeste du Nouveau Komeito, v. 2003
N.B.: la plupart de ces objectifs étaient à accomplir avant 2007.
Pour en savoir plus, le texte du manifeste 2007 (révision de celui de 2005) est ici.

