L'article 20 de la constitution du culte du bouddhisme de Nichiren stipule : « Au niveau mondial, l’unité de la croyance est assurée par une autorité centrale qui, dans le respect de la collégialité et des particularités nationales, veille sur les intérêts spirituels des croyants. Cette autorité centrale est formée par le Consistoire mondial Soka du bouddhisme de Nichiren. »
Le dictionnaire de l'Académie française, une référence plutôt solide définit la collégialité de la manière suivante : « système de gouvernement d'un État, de direction d'une société de caractère économique ou d'une administration, où les décisions émanent d'un organe collectif dont les membres ont des pouvoirs égaux. » à quoi il ajoute dans le cadre très spécifique de la religion catholique : « principe selon lequel l'épiscopat réuni en collège, dans l'unité avec le souverain pontife, jouit du pouvoir plénier et suprême sur l'Église universelle. »
Ainsi l'unité de la croyance, c'est-à-dire la définition du socle académique, liturgique et rhétorique du bouddhisme de Nichiren, est assuré par une autorité centrale, dans le respect de la collégialité et des particularités nationales. La collégialité est ici la garantie de la démocratie spirituelle évoquée par Daisaku Ikeda, actuel chef religieux de l'autorité centrale désignée, dans de nombreuses allocutions et paroles d'encouragement que je m'abstiens de citer ici tant elles sont nombreuses. Cette même collégialité est la garantie de l'égalité de pouvoirs conférée aux membres du collège.
Or un problème se pose en l'occurrence. En France (mais elle n'est en rien une exception), les pratiquants du bouddhisme de Nichiren n'ont rigoureusement aucun statut juridique et ne sont membres d'aucun des organes constitutifs de l'institution religieuse mise en place depuis 3 ans déjà. Cela signifie donc que la collégialité dont il est question ne s'applique qu'aux seuls membres de ces organes soit à peine une vingtaine de personnes (membres du consistoire, responsables administratifs des associations, sociétaires...). Cela signifie aussi que la démocratie spirituelle tant appelée de ses vœux par celui qui est considéré comme le seul maître de l'ensemble du mouvement mondial Soka n'a aucune réalité, ni consistance. Elle n'est pour ainsi dire qu'une déclaration de principe trahie par les faits.
Il faut donc admettre que la constitution du culte du bouddhisme de Nichiren, simple et pâle copie remaniée d'une constitution du culte catholique, renvoie à la définition spécifique à l'Eglise catholique de la collégialité : un principe de gouvernance (sic) qui réunit les éminences (l'épiscopat) dans l'unité avec le souverain pontife (le pape) pour bénéficier d'un pouvoir complet et total (plénier) sur la communauté des croyants (l'Eglise universelle). Par cette définition, il est entendu que les croyants n'ont pas de statut autre que celui conféré par les autorités de l'Eglise. Il est entendu aussi que seules les autorités ont en main tous les moyens et toutes les prérogatives pour décider de l'état et du devenir de l'Eglise.
Appliqué au Consistoire Soka et à l'institution à trois têtes (apparentes) qui administre le culte et ses affaires, cela signifie que seuls une poignée de pratiquants sans représentation réelle, sans désignation ou élection populaire, et sans autre autorité que celle conférée par des tiers extérieurs règne sans partage et sans contrepartie démocratique sur quelques milliers de croyants dociles et généreux.
Je ne dis pas ici qu'il s'agit là de l'intention de ces pionniers que sont les membres du Consistoire Soka ou bien les membres des institutions qui le soutiennent. Je constate simplement que la réalité des faits est la construction discrète et simpliste d'une institution non démocratique, non représentative et unilatérale de fait.
Comment en sommes-nous, français contestataires et réfractaires, arrivés à une telle structure parfaitement antagoniste avec les valeurs des Lumières et la tradition républicaine ?
Car connaissant les membres de l'épiscopat bouddhique de la Soka Gakkai, je ne peux pas les accuser d'autoritarisme, de manipulation ou d'abus de confiance. Nous ne sommes pas, nous les croyants, de simples consommateurs ou des usagers pris dans une arnaque de masse ou bien dans un détournement. Nous pratiquons le bouddhisme de Nichiren, un enseignement censé nous rendre autonomes, responsables, acteurs de nos vies et de nos sociétés. Et ce n'est pas là la promesse de l'actuelle institution, française ou japonaise. Il s'agit de la promesse de Nichiren lui-même.
Nous ne pouvons donc nous en prendre qu'à nous-mêmes, car nous avons laissé les choses déraper et prendre une tournure parfaitement contraire à la société de création de valeurs à laquelle nous souhaitions adhérer. Nous avons préférer faire ce que nous autres français faisons de mieux, déléguer à des tiers le soin de décider de l'avenir du mouvement auquel nous avons adhéré. Et ces tiers ont gentiment délégué à d'autres tiers, spécialistes auto-proclamés des questions religieuses, le soin de décider de l'avenir de notre mouvement. Faute d'esprit de recherche et d'authentique responsabilité personnelle, nous voilà embarqués dans une aventure qui a déjà démontré ses écueils et son échec.
Car la constitution du culte et l'institutionnalisation de la spiritualité est exactement ce que l'Eglise catholique a tenté de faire presque cent cinquante ans avant nous. Et de l'aveu même de son épiscopat, l'expérience est une impasse. L'institutionnalisation doublé de la simplification outrancière du culte ont conduit l'Eglise universelle à perdre ses fidèles au profit de cultes plus exotiques, plus ésotériques, plus attachés à la communion singulière et originale et non à l'adhésion patrimoniale traditionnelle. Aujourd'hui, l'Eglise tente de regagner ses fidèles qui se sont aventurés dans les sentiers du bouddhisme, du chamanisme et d'autres courants plus séduisants et plus proches des attentes de spiritualité et d'implication personnelle.
C'est dans ce chemin sans issu que nous avons engagé l'ensemble de notre mouvement, du moins en France et dans de nombreux autres pays occidentaux. La conséquence est l'inconsistance et la transparence dont nous faisons preuve dans l'espace public. Du statut de secte médiatisée, nous sommes passés à... rien ! Dans le paysage religieux français, nous sommes devenus invisibles. Lisses, sans aspérités, sans discours, sans positions, sans valeurs et sans membres adhérents, nous ne sommes plus qu'une entité administrative vide de contenu et surtout vide de sens.
Alors, il est peut-être temps de s'éveiller à notre rôle d'individus, que ce soit en tant que sympathisant, simple croyant, ou militant. Bien qu'il ne soit pas nécessaire de démocratiser l'institution de manière analogue à un syndicat ou à une association caritative classique, il est maintenant nécessaire de faire entendre notre voix et de commencer à proposer de véritables projets à tous les niveaux d'intervention que nous pouvons avoir dans la société. Qui au niveau de sa famille, qui au niveau du quartier où il habite, qui dans sa ville, dans son département, dans sa région ou dans son pays.
Et ces initiatives ne peuvent plus être considérées de façon anecdotique par l'institution comme s'il ne s'agissait que d'une simple étincelle locale à la périphérie du mouvement. Nos actions, nos projets, nos réalisations sont la moelle épinière du mouvement Soka en France. Ils sont le mouvement lui-même ! L'institution, par définition, ne peut produire que de l'inertie et de la conservation. Elle repose entièrement sur ces acteurs pour vivre et s'animer. Or en trois ans, nous n'avons rien vu de neuf, rien perçu dans l'espace public. A l'intérieur la crainte continue de régner. A l'extérieur, la République nous attends au détour. Et au sein des institutions républicaines, l'appartenance à Soka Gakkai - ACSBN est toujours perçue comme un danger et un risque dans un contexte de plus en plus sécuritaire.
La collégialité, nous devons la revendiquer, puisque nous sommes, en tant que croyants, censés adhérer à la constitution du culte du bouddhisme de Nichiren. Et c'est en portant nos projets personnels ou collectifs que nous serons en mesure de légitimer notre revendication autant que la validité de notre mouvement. Sans nous, l'institution Soka n'est rien, une coquille vide. Sans nos dons, l'édifice s'effondre. Sans nos efforts pour manifester les bienfaits du bouddhisme dans la société et auprès des nôtres, l'idéal Soka est une notion vaine, dépourvue de substance, un slogan bidon...
Nous ne pouvons plus nous permettre de déléguer notre avenir, pas plus à une institution juridique en mal de reconnaissance qu'à un système de gouvernement qui place ces intérêts personnels avant le bien commun. Le combat à mener vaut pour tous les aspects de notre citoyenneté et aura des effets sur toutes les facettes de la société.
Bien sûr, nous pouvons également baisser les bras, abdiquer de notre autonomie et de notre choix individuel pour rejoindre le troupeau. Dans ce cas, nous ne pourrons pas nous plaindre quand il nous sera demandé davantage de sacrifices sans aucune contrepartie. C'est en général ce qui se passe que la démocratie finit par disparaître complètement.
Rebondissements dans le paysage politique japonais
Quelle est la limite des tensions supportables par une coalition. Le LPD et Nouveau Komeito plus divisés que jamais.
Par Tetsuya Harada (Rédacteur), traduit du quotidien Yomiuri Online
Avec la présentation du bouclage du budget 2009, le Premier ministre Taro Aso a réussi à survivre à une session extraordinaire de la Diète au cours de laquelle il a essuyé à une série d'attaques de la part du principal parti d'opposition, le Parti Démocratique du Japon.
Ces attaques surviennent dans un contexte de relations tendues entre son Parti Libéral Démocrate et son partenaire de coalition, le Nouveau Komeito. Les relations se sont considérablement dégradées en raison des différences d'opinion sur la date de la dissolution de la Chambre des représentants pour une élection générale ainsi que sur les questions de politique.
Le plus grand drame politique l'année prochaine sera de savoir si le PLD et le Nouveau Komeito sont en mesure d'obtenir une majorité à l'élection générale qui se tiendra en automne, continuant ainsi leur gouvernement de coalition, ou si une nouvelle administration menée par le PDJ prendra au pouvoir. Pour l'instant, l'attention publique est rivée sur savoir si les deux partis de la coalition seront en mesure de maintenir une relation de coopération jusqu'à l'élection.
Deux faits surprenants, en particulier pour le Nouveau Komeito, sont survenus récemment pour saper les relations entre les deux parties. Une déclaration a été faite par Makoto Koga, président du comité de stratégie électorale du PLD, qui avait, par le passé, la soutenu une relation durable avec le Nouveau Komeito. Koga a déclaré: « Nous devons repenser notre stratégie pour la représentation proportionnelle des élections. [Le PLD] sera affaibli s'il ne mène pas un combat pour la valorisation de ses seuls objectifs politiques et des campagnes propres... Il est déraisonnable de demander à des candidats du PLD d'appeler à voter pour des candidats d'un autre parti [Nouveau Komeito] dans le cadre d'élections à la proportionnelle ».
Depuis 1999, date à laquelle le PLD et le Nouveau Komeito ont formé leur premier gouvernement de coalition, les deux parties ont coopéré dans les élections. Aux élections de la chambre basse, le Nouveau Komeito et sa base de soutien Soka Gakkai, une organisation laïque bouddhiste, ont soutenus les candidats du PLD dans les circonscriptions à un seul siège (où il n'y avait pas de candidats Nouveau Komeito) et, en retour, les candidats du PLD ont appelé à reporter leurs voix sur les électeurs du Nouveau Komeito dans les scrutins à la proportionnelle. Cette coopération a, jusque ici, coulé de source.
Koga avait travaillé dans les coulisses à la création d'un gouvernement de coalition par les deux parties. À l'époque, Koga a été surnommé "la cinquième colonne de la coalition" tout comme l'ancien chef de cabinet Hiromu Nonaka. Depuis lors, Koga a contribué à calmer les eaux à chaque fois une perturbation a émergé dans leurs relations. La récente déclaration de Koga a donc fait du bruit au sein du Nouveau Komeito.
Le nouveau leader du Nouveau Komeito, Akihiro Ota, a atténué l'impact de la déclaration de Koga, en disant que « La coopération électorale [entre les deux partis] va se poursuivre comme par le passé parce que nous avons établi une réelle relation de confiance avec le PLD. » Mais c'est au sein de la Soka Gakkai que la critique a éclatée. Certains membres ont déclaré que les propos controversés de Koga pourrait conduire à une érosion du soutien pour le PLD.
Pour le PLD, la déclaration de Koga est davantage une indication de son intention de mettre en garde le Nouveau Komeito contre des demandes de plus en plus imposantes dans le cadre du bouclage du budget 2009. C'est aussi une manière d'encourager les candidats du PLD à mener des campagnes électorales sans avoir recours au soutien du Nouveau Komeito.
L'autre développement important repose sur les différences apparues entre le PLD et le Nouveau Komeito dans leurs positions sur la hausse des taxes à la consommation [dont notamment la TVA — NdT]. Taro Aso souhaitait l'inclusion par les cadres exécutifs du PLD d'une motion explicite d'« augmentation des taxes à la consommation pour 2011 » dans le rapport budgétaire de 2009. Mais cette motion a été abandonné en raison de la forte opposition du Nouveau Komeito.
Pour regagner le terrain perdu, le PLD a décidé réintroduire la « hausse des taxes à la consommation pour l'exercice 2011 » dans un projet à moyen terme de réforme fiscale élaborée par le gouvernement.
De nombreux artisans de la législation au sein du PLD ont souligné la nécessité de présenter un plan définitif pour la sécurisation de ressources budgétaires pour le futur. Cette position permettrait de faire peser l'effort sur le public, s'opposant radicalement aux politiques défendues et claironnées par l'opposition et offrant une soi-disante vision rose du futur.
Donc l'insatisfaction gronde au sein du Nouveau Komeito qui entrevoit dans le plan gouvernemental de mars prochain de subventions publiques un manœuvre budgétaire politicienne de compensation d'une hausse des prélèvements obligatoires sur la consommation.
Rétrospectivement, on peut constater des frictions visibles entre le PLD et le Nouveau Komeito depuis la deuxième moitié de cette année. Lors de la flambée des hydrocarbures, le Nouveau Komeito a exprimé des réserves sur les opérations de ravitaillement de la force maritime de défense nationale dans l'Océan Indien. Puis quand les indices de popularité du précédent Premier ministre, Yasuo Fukuda ont plongé aux niveaux les plus bas, les dirigeants du Nouveau Komeito ont émis un certains nombres de déclarations qui ont pu être ressenties comme des incitations à pousser Fukuda à la démission et à des élections anticipées de la chambre basse.
Finalement, Fukuda démissionnait en septembre dernier, entraînant la formation de l'administration Aso. Ce dernier repoussait la dissolution de la chambre basse irritant davantage les députés du Nouveau Komeito. Les tensions actuelles entre le PLD et le Nouveau Komeito ont apparemment atteint leur niveau maximum.
La coalition LPD - Nouveau Komeito prévoit le dixième anniversaire de sa création en octobre 2009. Parallèlement, les élections législatives auront lieu en septembre.
Le monde politique est s'interroge sur le fait de savoir si le mariage entre les deux partis va célébrer son dixième anniversaire ou succomber aux innombrables difficultés qui s'accumulent ces derniers temps.
Par Tetsuya Harada (Rédacteur), traduit du quotidien Yomiuri Online
Avec la présentation du bouclage du budget 2009, le Premier ministre Taro Aso a réussi à survivre à une session extraordinaire de la Diète au cours de laquelle il a essuyé à une série d'attaques de la part du principal parti d'opposition, le Parti Démocratique du Japon.
Ces attaques surviennent dans un contexte de relations tendues entre son Parti Libéral Démocrate et son partenaire de coalition, le Nouveau Komeito. Les relations se sont considérablement dégradées en raison des différences d'opinion sur la date de la dissolution de la Chambre des représentants pour une élection générale ainsi que sur les questions de politique.
Le plus grand drame politique l'année prochaine sera de savoir si le PLD et le Nouveau Komeito sont en mesure d'obtenir une majorité à l'élection générale qui se tiendra en automne, continuant ainsi leur gouvernement de coalition, ou si une nouvelle administration menée par le PDJ prendra au pouvoir. Pour l'instant, l'attention publique est rivée sur savoir si les deux partis de la coalition seront en mesure de maintenir une relation de coopération jusqu'à l'élection.
Deux faits surprenants, en particulier pour le Nouveau Komeito, sont survenus récemment pour saper les relations entre les deux parties. Une déclaration a été faite par Makoto Koga, président du comité de stratégie électorale du PLD, qui avait, par le passé, la soutenu une relation durable avec le Nouveau Komeito. Koga a déclaré: « Nous devons repenser notre stratégie pour la représentation proportionnelle des élections. [Le PLD] sera affaibli s'il ne mène pas un combat pour la valorisation de ses seuls objectifs politiques et des campagnes propres... Il est déraisonnable de demander à des candidats du PLD d'appeler à voter pour des candidats d'un autre parti [Nouveau Komeito] dans le cadre d'élections à la proportionnelle ».
Depuis 1999, date à laquelle le PLD et le Nouveau Komeito ont formé leur premier gouvernement de coalition, les deux parties ont coopéré dans les élections. Aux élections de la chambre basse, le Nouveau Komeito et sa base de soutien Soka Gakkai, une organisation laïque bouddhiste, ont soutenus les candidats du PLD dans les circonscriptions à un seul siège (où il n'y avait pas de candidats Nouveau Komeito) et, en retour, les candidats du PLD ont appelé à reporter leurs voix sur les électeurs du Nouveau Komeito dans les scrutins à la proportionnelle. Cette coopération a, jusque ici, coulé de source.
Koga avait travaillé dans les coulisses à la création d'un gouvernement de coalition par les deux parties. À l'époque, Koga a été surnommé "la cinquième colonne de la coalition" tout comme l'ancien chef de cabinet Hiromu Nonaka. Depuis lors, Koga a contribué à calmer les eaux à chaque fois une perturbation a émergé dans leurs relations. La récente déclaration de Koga a donc fait du bruit au sein du Nouveau Komeito.
Le nouveau leader du Nouveau Komeito, Akihiro Ota, a atténué l'impact de la déclaration de Koga, en disant que « La coopération électorale [entre les deux partis] va se poursuivre comme par le passé parce que nous avons établi une réelle relation de confiance avec le PLD. » Mais c'est au sein de la Soka Gakkai que la critique a éclatée. Certains membres ont déclaré que les propos controversés de Koga pourrait conduire à une érosion du soutien pour le PLD.
Pour le PLD, la déclaration de Koga est davantage une indication de son intention de mettre en garde le Nouveau Komeito contre des demandes de plus en plus imposantes dans le cadre du bouclage du budget 2009. C'est aussi une manière d'encourager les candidats du PLD à mener des campagnes électorales sans avoir recours au soutien du Nouveau Komeito.
L'autre développement important repose sur les différences apparues entre le PLD et le Nouveau Komeito dans leurs positions sur la hausse des taxes à la consommation [dont notamment la TVA — NdT]. Taro Aso souhaitait l'inclusion par les cadres exécutifs du PLD d'une motion explicite d'« augmentation des taxes à la consommation pour 2011 » dans le rapport budgétaire de 2009. Mais cette motion a été abandonné en raison de la forte opposition du Nouveau Komeito.
Pour regagner le terrain perdu, le PLD a décidé réintroduire la « hausse des taxes à la consommation pour l'exercice 2011 » dans un projet à moyen terme de réforme fiscale élaborée par le gouvernement.
De nombreux artisans de la législation au sein du PLD ont souligné la nécessité de présenter un plan définitif pour la sécurisation de ressources budgétaires pour le futur. Cette position permettrait de faire peser l'effort sur le public, s'opposant radicalement aux politiques défendues et claironnées par l'opposition et offrant une soi-disante vision rose du futur.
Donc l'insatisfaction gronde au sein du Nouveau Komeito qui entrevoit dans le plan gouvernemental de mars prochain de subventions publiques un manœuvre budgétaire politicienne de compensation d'une hausse des prélèvements obligatoires sur la consommation.
Rétrospectivement, on peut constater des frictions visibles entre le PLD et le Nouveau Komeito depuis la deuxième moitié de cette année. Lors de la flambée des hydrocarbures, le Nouveau Komeito a exprimé des réserves sur les opérations de ravitaillement de la force maritime de défense nationale dans l'Océan Indien. Puis quand les indices de popularité du précédent Premier ministre, Yasuo Fukuda ont plongé aux niveaux les plus bas, les dirigeants du Nouveau Komeito ont émis un certains nombres de déclarations qui ont pu être ressenties comme des incitations à pousser Fukuda à la démission et à des élections anticipées de la chambre basse.
Finalement, Fukuda démissionnait en septembre dernier, entraînant la formation de l'administration Aso. Ce dernier repoussait la dissolution de la chambre basse irritant davantage les députés du Nouveau Komeito. Les tensions actuelles entre le PLD et le Nouveau Komeito ont apparemment atteint leur niveau maximum.
La coalition LPD - Nouveau Komeito prévoit le dixième anniversaire de sa création en octobre 2009. Parallèlement, les élections législatives auront lieu en septembre.
Le monde politique est s'interroge sur le fait de savoir si le mariage entre les deux partis va célébrer son dixième anniversaire ou succomber aux innombrables difficultés qui s'accumulent ces derniers temps.
Initiatives SGI sur le terrain en Grande Bretagne
C'est pour répondre aux problématiques actuelles de la société anglaise en Grande Bretagne (islamophobie, polarisations entre le christianisme et l'islam, tensions raciales entre communautés blanches et communautés noires) que la SGI-UK, branche britannique de SGI, a lancé en Janvier dernier un projet visant l'amitié fondée sur le dialogue. Cette initiative avait pour but de faciliter les liens de confiance entre les citoyens de confessions différentes.
Le projet de terrain « Trois religions », rassemblait 24 jeunes musulmans, chrétiens et bouddhistes de couleur de la SGI, tous âgés de 18 à 26 ans et résidant dans les banlieues sud de Londres. Ce projet lancé par le comité des relations extérieures de la SGI-UK était financé par une subvention du Ministère de l'Intérieur dans le cadre de sa stratégie de cohésion sociale des communautés. L'objectif premier était d'établir un cadre respectueux dans lequel les jeunes peuvent dépasser les différences et créer une citoyenneté dynamique et innovante active.
Les participants se sont réunis régulièrement au cours des six derniers mois au sein d'ateliers proposant des réflexions collectives sur leur propre identité individuelle, leurs origines, la nature de leur foi, ainsi que des discussions très franches sur les stéréotypes et les représentations qu'ils ont les uns sur les autres. Cela leur a permis de développer ensemble de nouvelles possibilités de transformation de leurs communautés, de leurs lieux de travail et de leurs lycées et universités.
Pour les participants, cela a été une expérience radicale qui les a incité à organiser une conférence sur la cohésion sociale pendant l'automne dernier.
« Apprendre à connaître des gens d'origines et de religions différentes permet de rompre les stéréotypes négatifs et a priori que j'avais à leur sujet » a déclaré une participante de confession chrétienne. Un jeune musulman affirmait pour sa part que : « ce processus m'a permis de renforcer ma foi et mon identité en tant que musulman et dans le même temps à intégrer les traditions chrétiennes et bouddhistes sans faire de compromis ni de nier une part de moi-même. » Un membre de SGI-UK a déclaré : « ce que j'ai appris au cours de ce projet est que la cohésion sociale au sein d'une communauté se définie par une protection collective de cette même communauté. »
Le Ministre responsable de la cohésion sociale, le député Parmjit Dhanda, a invité le groupe au Parlement pour exposer le projet, relater les expériences, les idées et les réflexions sur la cohésion sociale et la représentation de la communauté.
Le dernier aspect du projet sera d'une conférence organisée par le groupe d'ouvrir de nouveaux débats sur trois thèmes: les jeunes et la criminalité des jeunes, la scolarisation et l'éducation et la cohésion de la communauté.
Le dernier volet du projet sera une conférence organisée par le groupe afin d'ouvrir de nouveaux débats sur trois thèmes : les jeunes et la délinquance, la jeunesse face à la scolarisation et l'éducation, et la cohésion sociale.
Le projet de terrain « Trois religions », rassemblait 24 jeunes musulmans, chrétiens et bouddhistes de couleur de la SGI, tous âgés de 18 à 26 ans et résidant dans les banlieues sud de Londres. Ce projet lancé par le comité des relations extérieures de la SGI-UK était financé par une subvention du Ministère de l'Intérieur dans le cadre de sa stratégie de cohésion sociale des communautés. L'objectif premier était d'établir un cadre respectueux dans lequel les jeunes peuvent dépasser les différences et créer une citoyenneté dynamique et innovante active.
Les participants se sont réunis régulièrement au cours des six derniers mois au sein d'ateliers proposant des réflexions collectives sur leur propre identité individuelle, leurs origines, la nature de leur foi, ainsi que des discussions très franches sur les stéréotypes et les représentations qu'ils ont les uns sur les autres. Cela leur a permis de développer ensemble de nouvelles possibilités de transformation de leurs communautés, de leurs lieux de travail et de leurs lycées et universités.
Pour les participants, cela a été une expérience radicale qui les a incité à organiser une conférence sur la cohésion sociale pendant l'automne dernier.
« Apprendre à connaître des gens d'origines et de religions différentes permet de rompre les stéréotypes négatifs et a priori que j'avais à leur sujet » a déclaré une participante de confession chrétienne. Un jeune musulman affirmait pour sa part que : « ce processus m'a permis de renforcer ma foi et mon identité en tant que musulman et dans le même temps à intégrer les traditions chrétiennes et bouddhistes sans faire de compromis ni de nier une part de moi-même. » Un membre de SGI-UK a déclaré : « ce que j'ai appris au cours de ce projet est que la cohésion sociale au sein d'une communauté se définie par une protection collective de cette même communauté. »
Le Ministre responsable de la cohésion sociale, le député Parmjit Dhanda, a invité le groupe au Parlement pour exposer le projet, relater les expériences, les idées et les réflexions sur la cohésion sociale et la représentation de la communauté.
Le dernier aspect du projet sera d'une conférence organisée par le groupe d'ouvrir de nouveaux débats sur trois thèmes: les jeunes et la criminalité des jeunes, la scolarisation et l'éducation et la cohésion de la communauté.
Le dernier volet du projet sera une conférence organisée par le groupe afin d'ouvrir de nouveaux débats sur trois thèmes : les jeunes et la délinquance, la jeunesse face à la scolarisation et l'éducation, et la cohésion sociale.

